À propos

Humus : symbolique de la terre, de la décomposition. Le terme « humus » désigne le détruit, la nécrose, l’organique, tout en évoquant une terre féconde, tendre aussi, tel le moelleux tapis d’humus des forêts qui épouse avec souplesse les mouvements de la marche. Il maintient une ambiguïté entre le fertile et la tombe. Et c’est cette ambiguïté qui retient ici l’attention. Du côté de la tombe, de la terre noire, il y a l’orientation de la pensée, les sujets de réflexion et d’inspiration : tragique, ennui, mélancolie… Mais, par ailleurs, il y a aussi peut-être certains fragments littéraires, des notes de lecture qui peuvent souligner cette intention de créer une terre fertile : d’idées, de suggestions de lectures, d’écriture en mouvement…

Humus est le site d’Emmanuelle Bruyas. Docteur en philosophie, elle est auteur d’une thèse intitulée « Traversées tragiques. Penser le néant, vivre de rien ». Parallèlement à la philosophie, elle écrit des textes littéraires, des nouvelles et des fragments en particulier.
Elle a été notamment cofondatrice et rédactrice en chef de la revue pluridisciplinaire L’Aleph de 1998 à 2005.
Elle est membre du comité rédactionnel de la revue Alkemie depuis juillet 2017.

Il y a la formation de l’esprit, un certain nombre de réalisations. Mais il y a surtout le point nodal de tout cela : l’écriture. Et c’est cela qu’il est proposé de partager sur  ce terreau à la fois nécrosé et fertile. Écrire : textes littéraires, réflexions philosophiques, notes de lectures… Se rapporter au monde par l’écrit, à partir de l’écrit, parce que là est au fond la véritable respiration de l’auteur d’Humus.

Le style, le verbe, le rythme. L’écho ? En tout cas, Humus propose de lui laisser libre cours.