17 min de lectureMélancolies

« Je suis le ténébreux, – le veuf, – l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie. »

Nerval, « El Desdichado ».

« La mélancolie ? Être enterré vivant dans l’agonie d’une rose. »

Cioran, Crépuscule des pensées.

 

Aborder le terrain mélancolique, c’est se trouver d’emblée face à une pluralité d’approches. Tour à tour considérée comme une maladie, voire une folie, un péché ou une volupté, la mélancolie est multiforme. Ainsi depuis ses occurrences antiques [1] jusqu’à nos jours – entre définitions d’ordre médical, littéraire, psychanalytique ou psychiatrique –, ne trouvera-t-on pas d’acception définitive du terme.

Notre propos n’est pas de procéder à une analyse culturelle de la mélancolie, ni de faire le point sur la manière dont elle fut appréhendée au cours des siècles, mais de rappeler combien la mélancolie est un terme non univoque qui traverse tous les âges, et de préciser le terrain sur lequel nous désirons nous placer.

La mélancolie qui nous intéresse ici se veut, selon l’imagerie si riche des Anciens, l’expression d’une certaine humeur noire, qualifiant un état d’esprit, évoquant un tempérament, disons une manière d’être. Nous évoquerons donc la mélancolie dans une optique métaphysique ou existentielle, non pas comme simple « vague à l’âme » aux colorations romantiques ainsi qu’elle fut longtemps considérée [2], ni comme l’envisage la psychiatrie, aux limites de la psychose et de la folie, ou encore, sous sa forme contemporaine, comme dépression (ou déprime), telle qu’elle se rencontre souvent sur les divans des psychanalystes.
C’est autour de la question du non-sens et du tragique que s’inscrit la mélancolie dans ce qu’elle révèle de savoir irréductible.

 

L’immobile

Sans doute manque-t-on la mélancolie si l’on en fait une pure nostalgie qui ne saurait être que passagère. Cioran avait vu juste en distinguant la nostalgie, qui « s’accroche toujours à quelque chose, même si ce n’est qu’au passé », de la mélancolie, « ennui raffiné » et « sentiment que l’on n’appartient pas à ce monde ». La tristesse, l’ennui et la noirceur qui s’y intègrent n’ont rien d’une petite surface. La profonde nature mélancolique de Kierkegaard l’avait également saisi : la mélancolie n’est pas la vague tristesse romantique, mais une forme de fatalité, qui va dans le sens de l’angoisse existentielle. « J’allai ainsi dans la vie favorisé de toute manière sous les rapports de l’esprit et de la vie matérielle. […] j’affrontai hardiment la vie, dressé dans une fierté presque téméraire ; à aucun moment de ma vie, je n’ai perdu cette foi : ce que l’on veut, on le peut, sauf une chose. […] la suppression de la mélancolie au pouvoir de laquelle je me trouvais » [3].

La mélancolie est ce voile noir, cette colonne de fumée qui sépare des autres pour mieux les voir dans leur réalité profonde. Souffle qui dissipe les vapeurs du monde. Nudité des visages. Suppression des écorces du réel. Notons la vue profonde de Voltaire à cet égard : « La mélancolie que j’ai dans le cœur et dans les yeux me fait paraître tous les visages comme si je les voyais au travers de la fumée de l’eau de vie, et je n’aperçois rien qui ne me semble effroyable ». Conscience aiguë et douloureuse d’un intervalle qui se creuse dans la ligne temporelle. C’est être à table, au bout de la table, et ne pas oser regarder les convives de peur que les larmes n’éjaculent. C’est se sentir agressé par les gestes, terrassé par les bruits, déchiré par les conversations. Auxquelles on ne prend pas part. Auxquelles on ne prend plus part. Trop de mots. Trop de claquements d’os. Être intérieurement habité et travaillé par le néant creusant en soi sa trouée sombre.

Soudain, Tout à coup : surgit ce quelque chose, ce « je-ne-sais-quoi » aurait dit Jankélévitch, qui vous broie les entrailles, s’abat sur vos humeurs, les investit pour faire tourner le sang et le transformer en liquide (liqueur ?) noirâtre et écœurant. Il y a eu ce petit rien qui a tout déclenché : un timbre de voix, un angle du paysage, un certain éclairage du jour et craac… La mort gratte à la porte, s’insinue dans tous nos pores, sous la forme de cette annonce subite et incontournable. Sables piteux de l’être. Gontcharov l’exprime parfaitement à travers un personnage d’Oblomov : « Tout d’un coup, quelque chose s’empare de moi, un malaise… la vie me semble alors… incomplète ». Malaise, mal-être, manque qui n’est au fond manque de rien, parce que c’est le rien – ou presque – qui émerge précisément venant tout emplir de sa noire empreinte, de son insolente crudité, parce qu’il est l’expression du manque de sens de toute action face au néant.
Cette chape de plomb qui s’abat ainsi subitement sur soi, sans raison franchement assignable, ne se réduit pas au seul mal de vivre, mais exprime l’impossibilité même, aussi subite que profonde, de vivre. Comme le relevait Cioran : « La mélancolie n’est pas le malheur, mais le sentiment du malheur, sentiment qui n’a rien à voir avec ce qu’on affronte, puisqu’on l’éprouverait au cœur même du paradis. Nul besoin d’adversité ni d’enfer, la certitude de l’inanité suffit. La mélancolie est l’apothéose de l’à quoi bon, c’est le triomphe de l’Inéluctable ressenti comme mélodie sans trêve, comme tonalité fondamentale de la vie ». S’établit un gouffre entre nous et ce – ceux – qui nous entoure(nt), un décalage sombre et impitoyable. Le sol se dérobe sous nos pieds. Silence opaque. Ennui distillé. L’on se retrouve spectateur au milieu des acteurs, comme séparé d’eux par une vitre épaisse. L’homme se retrouve seul, tout seul. Renvoi à l’incommunicable et donc à notre solitude foncière. L’impression – comme celle du Solitaire de Ionesco – « d’être séparé du reste, l’impression d’être dans une sorte de cage en verre ». Crise de l’être, instant crucial de l’aléatoire d’exister.
Romano Guardini disait de la mélancolie qu’elle est « un rapport aux obscurs fondements de l’Être ». En quel sens ? Qu’exprime au fond la mélancolie ? Pas tant, selon nous, comme voudraient s’en persuader certains en quête d’absolu ou en mal de transcendance, une approche de l’ineffable qui serait selon leurs vœux logé juste au-dessus de nos têtes dans quelque sphère supra-terrestre, mais bien plutôt la perdition qui nous échoit. Parce que tout est voué à perte et destruction, le caractère mort-né de tout ce qui existe ne manque pas de s’imposer à la conscience : tout va à la mort, tout est mort. On se perd (événement : accident dans le cours de l’être), alors qu’on est en perdition (état : mise en question de l’être en général) [4]. C’est dire que la mort ne peut plus être considérée comme pure interruption accidentelle, mais bien comme la source nocturne de tout apparaître. Ainsi en va-t-il de l’homme : il a beau ne mourir qu’une fois, il n’en est pas moins continuellement en état de perdition. Montaigne l’exprimait pleinement dans une pertinente évocation de notre condition. « Nous n’avons aucune communication à l’être, parce que toute humaine nature est toujours au milieu entre le naître et le mourir, ne baillant de soi qu’une obscure apparence et ombre, et une incertaine et débile opinion. » [5] Perte d’un être que nous ne possédons pas, que nous n’avons jamais possédé, précisément parce que c’est de l’être et qu’il n’est que le compagnon imaginaire de notre dénuement.

Le monde semble s’être fermé autour de soi. La beauté tissée dans les fils du réel n’apparaît plus que dans une transposition abstraite ; elle nous vomit dessus, parce que derrière se cache le hideux visage du squelette. La mort drapée perd de son vernis, manque son maquillage. Le cadavre potentiel que nous sommes se profile, s’insinue, se pavane au creux de nos entrailles.

Le regard se fait oblique : que distingue-t-il au sein du flux de l’existence ? Face aux êtres vivants, il ne voit pas s’animer l’immobilité, tout à l’inverse c’est le sourire qui se mue en grimace, c’est le geste qui se fige, se pétrifie, se fait objet, mort. Giacometti écrivait : « je commençais à voir les têtes dans le vide, dans l’espace qui les entoure. Quand pour la première fois j’aperçus clairement la tête que je regardais se figer, s’immobiliser dans l’instant, définitivement, je tremblais de terreur […]. Ce n’était plus une tête vivante, mais un objet que je regardais […] comme quelque chose de vif et mort simultanément. […] Tous les vivants étaient morts, et cette vision se répéta souvent, dans le métro, dans la rue, dans le restaurant, devant mes amis… »
État mortifère. Expérience dans laquelle la vie se chosifie, retrouve sa part d’ombre, sa fibre fantomale. Conscience aiguë de vivre dans le provisoire, de creuser – de vérifier – le limon, le presque-rien.

L’intuition de la chair : il y a l’ordre des pensées, le raisonnement, mais avant tout il y a le sentiment, le tempérament, la constitution interne, qui nous prédispose, nous indispose, prépare le terrain. Aux maux de tête, aux insomnies, à la nausée, à la mélancolie : aux considérations tragiques et à leurs conclusions sans appel.
Le corps diffuse son courant morbide, sa bile noire, mais aussi son essence active et vivante : chair de la verve, lymphe du verbe, accent du sang.
Voix du corps – voie du corps.

 

« Là où est le péril, croît aussi ce qui sauve. » (Hölderlin)

Dürer, Melencolia

Il est une dynamique remarquable de la mélancolie. L’organe-obstacle se révèle être aussi l’obstacle-organe. Pas d’échappatoire possible, mais une voie peut-être : quelque chose à voir avec une forme de dignité, de création, d’affrontement tragique. La Melencolia de Dürer (gravure de 1514) est à cet égard édifiante : expression du tragique dans son affrontement dangereux, où l’abattement, l’affliction se transmuent en action. Dürer nous offre la vision d’une jeune femme accablée assise sur une dalle, plongée dans la rêverie, mais pourvue d’une paire d’ailes et d’instruments scientifiques. Un compas et un livre, posés sur ses genoux, un marteau, des clous et des scies sont là pour symboliser cette dimension productive de la mélancolie, par-delà une approche du vide. La mélancolie se montre ainsi dans sa tension essentielle, pourvue à la fois d’éléments destructeurs et créateurs. À nos oreilles, résonne le caractère insensé de nos pas, la vanitas dans son écho lugubre, certes, mais par ailleurs la mélancolie (re)construit. Le corps de l’esprit : réfléchir, créer, ont des liens étroits avec cette boule de sang compact qu’est la rate. Nous parlons d’un courant actif dans les tissus, dans le sang, dans les os, dans la moelle. La pratique de la chair. Ce corps, symbole de notre limite, expression de notre finitude, devient du même coup notre marge de manœuvre. L’on songe à ces mots de Baudelaire : « faire de l’or avec de la boue ».

Nous voudrions évoquer quelques figures marquantes, celles d’écrivains à la nature ténébreuse dont les œuvres ont partie liée avec l’air(e) mélancolique. Un certain nombre de voix tragiques, inquiètes, habitées par un sentiment ou arrière-goût du néant.
La métamorphose de Kafka est sans doute des plus évocatrices. L’image du cafard n’est pas issue d’un cerveau lisse, non occupé par les gammes de la rate. L’image qui répond à l’humeur. De quoi parler d’une forme de physique ou de physiologie de l’écriture. L’auteur lui-même en témoigne : « On peut parfaitement discerner en moi une concentration au profit de la littérature. Quand il fut devenu évident dans mon organisme que l’orientation de ma nature vers la création littéraire était la plus productive, tout se pressa dans ce sens ».
Le soleil noir de la mélancolie nous évoque aussi Hermann Melville. Nous pensons notamment à Bartelby et à son « I would prefer not to », soit « J’aimerais mieux pas » [6]. Expression d’un retrait du monde par cette sentence sans appel de la résistance passive, prononcée par Bartelby à la silhouette fantomatique et à la pâleur cadavérique, qui par degrés successifs le conduira à l’incarcération physique (appelée de ses vœux), enfin à la mort. Quel type d’auteur peut écrire cela ? En aucun cas, un homme non habité d’une évidente gravité, seule capable de faire émerger du néant, même si c’est pour y retourner, cet être, « seul en ce monde dont il est le seul absent ».
Flaubert et, selon ses mots, sa « nature bouffonnement amère » disait aussi : « Encore une fois dans ma solitude. À force de m’y trouver mal, j’arrive à m’y trouver bien ». De quoi relever toute l’ambivalence de l’humeur mélancolique qui sait allier à ses heures une affliction profonde à une forme d’allégresse. Sans doute est-ce la raison pour laquelle Hugo, dans un oxymore des Travailleurs de la mer, parlait à propos de la mélancolie du « bonheur d’être triste ». La Fontaine estimait pour sa part que l’on peut même rechercher « jusqu’aux sombres plaisirs d’un cœur mélancolique ».

Nous pouvons encore évoquer Proust, lui aussi familier de la bile cafardeuse. Il suffit de se reporter à son œuvre Le Temps retrouvé  où il fait le constat suivant : « les œuvres, comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus profondément creusé le cœur. Il n’y a pas de mélancolie sans mémoire et pas de mémoire sans mélancolie. Les optimistes joyeux sont incapables de rêver à “des vies antérieures” ».
Ainsi, à côté des livres des « optimistes », des grandes envolées lyriques, on trouve ceux des regards noirs, anxieux et sourcilleux, dont l’écriture est placée sous le signe de Saturne. La mélancolie appartient à ces états mortifères de l’être qui contiennent également des élans puissants. À l’instar d’Edgar Poe, victime selon ses propres mots des « humeurs de son esprit », ces écrivains ont su retourner la rage de détruire, de se détruire, du côté de la création. De quoi considérer avec Cioran que : « Dans un monde sans mélancolie les rossignols se mettraient à roter. » [7]

L’inactivité, telle une sorte d’« oblomoverie » de bon ton, n’est pas de mise, elle serait la vraie nuisance au travail de l’écrivain, du penseur, ou de tout autre créateur. Le mélancolique profond est loin de passer son temps dans une position de consternation, il suit dans le geste de la création ce courant qui serpente en lui, il sait en rire aussi. La mélancolie sait en effet être jubilatoire. Ce serait se méprendre sans doute que d’imaginer le mélancolique perpétuellement absorbé par sa gravité. Il le sait : puisque « la vie n’est qu’un rire sur les lèvres de la mort » [8], il s’agit de savoir en rire, d’un rire vrai et entier, franchement placé sous le signe de l’humour. Rire, « la violente mise en suspens que la nature fait d’elle-même », « le point de rupture, de lâchez-tout, l’anticipation de la mort » comme le voyait Bataille, qui constitue ainsi une béatitude, où la connaissance la plus lucide et par conséquent la moins réjouissante s’accorde à l’humeur la plus euphorique. Expérience de la vie au bord de l’abîme, de la vie qui porte la mort : preuve non seulement que toute joie n’est pas morte, mais aussi et surtout qu’elle est, en son essence, étrangère à tout motif raisonnable de réjouissance [9]. Plus loin que cela encore : point de joie qui ne soit qui ne soit pleine et entière sans la connaissance de l’affliction. C’est en ce sens que Bataille écrivait dans la lignée de Nietzsche : « Si nous ne puisions naïvement à la source de la douleur, qui nous donne le secret insensé, nous ne pourrions avoir l’emportement du rire : nous aurions le visage opaque du calcul ». Entièrement étranger à l’univers du sens, tout aussi gratuit que cette mort qui ronge la vie. Grâce conquise sur la lourdeur, légèreté alliée de la gravité. Forme de consumation la plus élégante qui soit : le visage qui se fend, l’éclat du rire ! On pense à Nagg et Nell qui en fin de partie parviennent à rire de leurs moignons.
On pense à ces mots de Beckett : « Je ne peux pas continuer, je dois continuer ».

 


[1] Une affaire d’humeurs : la mélancolie est d’abord (selon Littré) « bile noire » (étymologie exacte) ayant, d’après la médecine des Anciens, son siège dans la rate. Tristesse noire, paralysante, qui répond à un déséquilibre des humeurs du corps. Élaborée par Hippocrate (« Quand la crainte et la tristesse persistent longtemps, c’est un état mélancolique », Hippocrate, Aphorismes) et les auteurs du Corpus Hippocraticum, puis par Galien, cette théorie a joué un rôle majeur dans l’histoire de la médecine (jusqu’à environ la fin du XVIIIe siècle). La théorie humorale estime que la santé de l’âme, comme celle du corps, réside dans l’équilibre des humeurs, à savoir sang, phlegme, bile jaune, bile noire, et des qualités physiques – chaud, froid, sec, humide – qui vont avec. Toute maladie, issue par conséquent d’un dérèglement du jeu de ces éléments, est en cela susceptible d’une explication entièrement physique. C’est à ce type de causalité que l’Antiquité recourt pour rendre notamment compte de la mélancolie (cf. le problème XXX, attribué à Aristote). La théorie humorale va de pair avec un arrière-plan métaphysique, c’est-à-dire que la santé de ce microcosme qu’est l’organisme humain est pensée sur le modèle de l’harmonie du cosmos qui découle de l’équilibre des quatre éléments fondamentaux constituant la totalité de l’Univers.

Galien précise la théorie des humeurs. Les différents tempéraments sanguin, phlegmatique, colérique et mélancolique s’expliquent par la prédominance chez l’individu de l’une des quatre humeurs. La maladie résulte de troubles provoqués sur les humeurs par les quatre éléments eau, feu, air, terre et les qualités physiques (facteurs auxquels Galien ajoute l’action de la lune, ainsi que des anomalies dans les organes et les tissus).

[2] Littré écrit dans cet ordre d’idée : « tristesse vague qui n’est pas sans douleur, à laquelle certains esprits et surtout les jeunes gens sont assez sujets ». Ainsi la mélancolie désignait une forme de maladie de langueur. L’on a parlé alors de « vapeurs du cerveau ».

[3] S. KIERKEGAARD, Point de vue explicatif de mon œuvre d’écrivain, 1848.

[4] Cf. C. ROSSET qui a parfaitement établi la distinction dans son ouvrage Logique du pire, PUF, « Quadrige », 1971.

[5] M. de MONTAIGNE, Essais, II, 12.

[6] D’après Blanchot et Deleuze, cette expression devrait plutôt être traduite « Je préférerais ne pas ».

[7] CIORAN, Syllogismes de l’amertume.

[8] R. JACCARD, « La Comédie du bonheur », in Les séductions de l’existence.

[9] C. ROSSET, La force majeure, Minuit, 1983.

Parutions

Article légèrement revu, publié initialement dans :

  • Revue L’Aleph, « Le corps », n°2, juin 1999.
  • Webzine Plumart, n°27, mars 2001.

 

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