6 min de lectureLectures | Sélection 2022

Les livres que j’ai aimés en 2022

 

Littérature, Art

Christian Bobin, La présence pureChristian Bobin, La présence pure
Le temps qu’il fait, 1999
72 pages

« J’écris dans l’espérance de découvrir quelques phrases, juste quelques phrases, seulement quelques phrases qui soient assez claires et honnêtes pour briller autant qu’une petite feuille d’arbre vernie par la lumière et brossée par le vent. »

>> Chronique de l’ouvrage publiée sous le titre « Un arbre devant la fenêtre » dans le n°31 de la revue Alkemie :
https://classiques-garnier.com/alkemie-2023-1-revue-semestrielle-de-litterature-et-philosophie-n-31-la-destruction-un-arbre-devant-la-fenetre.html


Lilian Jackson Braun, Le chat qui lisait à l'enversLilian Jackson Braun, Le chat qui…
Romans | Traduits de l’anglais par Marie-Louise Navarro

Le chat qui lisait à l’envers (1966)
10/18, coll. « Grands détectives », 1992
222 pages

Le premier roman de la série « Le chat qui… ».

Le chat qui mangeait de la laine (1967)
10/18, coll. « Grands détectives », 1992
222 pages

Le 2e roman de la série.

Le chat qui voyait rouge (1986)
10/18, coll. « Grands détectives », 1991
256 pages

Le 4e roman de la série.

Le chat qui connaissait un cardinal (1991)
10/18, coll. « Grands détectives », 1993
285 pages

Le 12e roman de la série.

Le chat qui déplaçait des montagnes (1992)
10/18, coll. « Grands détectives », 1993
290 pages

Le 13e roman de la série.

« Il gravit la pente lentement et s’arrêta à plusieurs reprises pour caresser sa moustache. Elle était particulièrement sensible à certains stimuli et il éprouvait une sensation particulière à sa racine chaque fois qu’il rencontrait des mensonges, des fraudes ou tout autre signe de malhonnêteté. Et voilà qu’il enregistrait le signal. Koko avec ses moustaches retroussées et son nez inquisiteur avait les mêmes tendances. D’une certaine façon, ils étaient frères. »

Le chat qui n’était pas là (1992)
10/18, coll. « Grands détectives », 1994
288 pages

Le 14e roman de la série.

« Il n’existe pas deux Koko, dit-il avec conviction. C’est le Shakespeare des chats, le Beethoven des chats, le Leonardo des chats. »


László Krasznahorkai, Le Dernier LoupLászló Krasznahorkai, Le Dernier Loup (poche)
Nouvelle | Éditions Cambourakis, 2022
Traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly
80 pages

Un texte fascinant qui nous embarque dans son unique phrase de laquelle émane le cri déchirant de la nature à travers le destin du dernier loup et où l’angoisse entre en lutte avec le vide étreignant l’ancien professeur de philosophie qui entreprend ce voyage en Estrémadure : « […] alors qu’il fixait la rue, il ressentit la même angoisse que là-bas, et fut horrifié de constater que cette angoisse était de toute évidence plus forte que le vide qui constituait son être, ce vide dans lequel il connaissait le calme et le repos ».


Alice Munro, Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du toutAlice Munro, Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout
Nouvelles | Éditions de l’Olivier / Points, 2021
Traduit de l’anglais (Canada) par Agnès Desarthe
456 pages

 


Auður Ava Ólafsdóttir, Rosa candidaAuður Ava Ólafsdóttir, Rosa candida
Roman | Éditions Zulma, 2015
Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson
288 pages

 


Auður Ava Ólafsdóttir, Miss IslandeAuður Ava Ólafsdóttir, Miss Islande
Roman | Éditions Zulma, 2019
Traduit de l’islandais par Éric Boury
288 pages

 


Virginia Woolf, Flush : une biographieVirginia Woolf, Flush : une biographie (1932)
Roman | Éditions Le Bruit du temps, 2015
Traduit de l’anglais par Charles Mauron
160 pages

 


Philosophie, Éthologie, Histoire

Éric Baratay, Le Point de vue animal. Une autre version de l'histoireÉric Baratay, Le Point de vue animal. Une autre version de l’histoire
Seuil, coll. « L’Univers historique », 2012
400 pages

« Il faut sortir notre regard et notre réflexion du nombril humain, examiner avec générosité pour mieux voir et souligner les capacités et les potentialités des animaux, dans leurs diversités spécifiques, alors qu’on n’a fait que les nier ou les masquer pour défendre la place et les privilèges que l’espèce humaine s’est attribués. »


Éric Baratay, Biographies animalesÉric Baratay, Biographies animales. Des vies retrouvées
Seuil, coll. « L’Univers historique », 2017
304 pages

« Les animaux ne sont pas plus « naturels » que les humains. Ils ne font pas plus partie du décor terrestre que nous. […] Les animaux évoluent tous dans un environnement avec lequel ils composent, pour lequel ils s’adaptent d’eux-mêmes ou sous la force des pressions extérieures. »


Florence Burgat, La cause des animauxFlorence Burgat, La cause des animaux. Pour un destin commun
Essai | Buchet-Chastel, coll. « Dans le vif », 2015
112 pages

« Agissons conformément à notre conviction sans nous réfugier derrière le prétexte que, individuellement considérée, notre action est vaine. Enfin, ne nous laissons pas intimider par l’argument selon lequel il y a des choses  plus urgentes et plus graves. Qu’est-ce qui peut l’être au regard d’une condition dont la violence la plus extrême est légalisée partout dans le monde ? Suspectons la générosité morale et l’engagement humanitaire de ceux qui profèrent cet argument, et refusons d’admettre que les animaux passent après tout le reste. Loin d’être volée aux êtres humains, l’attention portée aux animaux, en plus d’être directement tournée vers eux et à ce titre pleinement justifiée, concourt très sûrement à la pacification des relations interhumaines. Car, en effet, comment abaisser le niveau de violence entre les êtres humains tant que l’on enseignera que la mise à mort est la relation normale avec les animaux ? »


Jessica Serra, Dans la tête d'un chatJessica Serra, Dans la tête d’un chat
Le Livre de Poche, 2021 (Éditeur d’origine : Humensciences, 2019)
352 pages

 


Bande dessinée

Blacksad, Alors, tout tombe, tome 1Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido, Blacksad
Tome 6, Alors, tout tombe. Première partie

Bande dessinée | Éditions Dargaud, 2021
Scénario : Juan Diaz Canales – Dessin, Couleurs : Juanjo Guarnido
60 pages

 


Jacques Ferrandez, Carnets d'OrientJacques Ferrandez, Carnets d’Orient
Cycle 1 : 1830-1954

Bande dessinée | Éditions Casterman, 2019
368 pages

Premier tome de l’intégrale des Carnets d’Orient qui réunit en un volume les cinq premiers tomes de la série (Djemilah, L’Année de feu, Les Fils du Sud, Le Centenaire, Le Cimetière des Princesses).


Benoît Sokal et François Schuiten, Aquarica Tome 2, La baleine géanteBenoît Sokal et François Schuiten, Aquarica Tome 2, La baleine géante 
Bande dessinée | Rue de Sèvres, 2022
Scénario : Benoît Sokal et François Schuiten – Dessin : Benoît Sokal
80 pages

La suite et la fin de cette fable maritime et onirique conçue par Benoît Sokal et François Schuiten (cf. tome 1, Roodhaven). La baleine géante pourra-t-elle échapper à la folie vengeresse de Baltimore et de ses hommes ? Aquarica, le savant John Greyford et le lieutenant O’Bryan partent à leur poursuite avec un double objectif : empêcher les marins d’accomplir leur dessein meurtrier et comprendre pourquoi la baleine dérive vers le nord. Quel destin est envisageable pour le peuple vivant sur le dos de la baleine tandis que le froid gagne du terrain ?

Avec cet album, nous faisons également nos adieux à Benoît Sokal qui n’a pas eu la force de dessiner les dernières pages du livre et qui est mort en mai 2021. François Schuiten, son ami de très longue date et co-auteur, a alors dessiné les 12 dernières pages de l’album. La lecture de ce dernier tome, qui porte la trace de ce passage de témoin, n’en est que plus poignante.

 

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