Présentation
« Il convient plutôt de s’attacher à ce que signifie : être un homme ». Ce mot de Kierkegaard peut servir de fil conducteur à ces entretiens attachés à restituer le chemin de pensée de François Chirpaz. Un itinéraire philosophique s’efforçant de comprendre ce vivant que nous sommes, à travers la tradition des philosophes, bien sûr, mais également l’œuvre littéraire, la psychanalyse ou le texte biblique. Mais toujours en le rapportant à la question de la vie et de son destin.
François Chirpaz est philosophe. Il a, pour l’essentiel, enseigné à la Faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3. Parmi ses publications : Pascal. La condition de l’homme (Michalon, 2000), Job. La force d’espérance (Cerf, 2001), Dire le tragique et autres essais (L’Harmattan, 2010).
Table des matières
Avant-propos
Chapitre I. Penser en philosophie
Chapitre II. Comprendre la condition humaine
Chapitre III. Questions de méthode
Chapitre IV. Lectures croisées
Chapitre V. Le tragique et l’espérance
Chapitre VI. Les deux références : Pascal et Job
Chapitre VII. La politique et l’histoire
Finale
François Chirpaz, chemins de philosophie
Entretiens avec Emmanuelle Bruyas
François CHIRPAZ, Emmanuelle BRUYAS
Éditions L’Harmattan, coll. « Pour Comprendre »
2014
184 pages
Autour du livre
- Recension de Paul Valadier dans la revue Études (janvier 2015)
- Article dans Sud Quotidien (avril 2015)
- Émission de radio « A livres ouverts » sur RCF : « Deux ouvrages d’un philosophe annécien » (mardi 14 avril 2015)
- Signature à La Procure d’Annecy (vendredi 17 avril 2015)
- Causeries discussions des thèmes majeurs du livre :
→ exposé de François Chirpaz + questions/discussion
→ calendrier : 27/10/2015, 24/11, 17/12, 21/01/2016, 18/02, 17/03, 21/04, 19/05, 16/06
→ lieu : locaux du presbytère de Ste Bernadette, 22 rue Jean Mermoz, Annecy le Vieux
John Banville, La lumière des étoiles mortes
John Berger, Le carnet de Bento
Milan Kundera, L’identité
Sándor Márái, Les Braises
Sándor Márái, L’Étrangère
Alice Munro, Trop de bonheur
Alice Munro, Les lunes de Jupiter
Annie Saumont, Un soir, à la maison
Annie Saumont, Le Tapis du salon
James Salter, Un bonheur parfait
Colm Tóibín, La couleur des ombres
Entre plaines et collines, entre Rouergue et Quercy, entre inquiétude et joie, entre présent et passé…
Selon une visée politique et philosophique, Stéphane Patrice renoue le lien entre littérature et Histoire, réinscrit l’écriture de Duras dans le sillon sanglant de notre XXe siècle, s’attardant sur des œuvres marquantes telles qu’Un Barrage contre le Pacifique ou encore Le Vice-consul. Est ressaisie, depuis la terre d’Indochine et les lauriers-roses de l’Inde, l’exposition des deux cadences du monde. Émergent les déclassés, les opprimés : les petits colons spoliés par une administration corrompue, les cadavres d’enfants dont l’écho s’élève sur les terres dérobées aux indigènes. La mort circule à travers le rire tenace de la mendiante folle et l’agonie des lépreux. L’enlisement guette, attend l’heure de son installation définitive. S’insinuant dans tous les pores de l’humanité, la maladie de la mort est là, incontournable. L’écriture donne à voir comment l’on s’essaye à édifier des barrages et comment ils cèdent… toujours. Ainsi, depuis le combat initial pour la vérité et la justice, s’écroulent bon nombre de mirages : colonial, politique avec au bout celui d’une raison éclairée.
Il est des rencontres décisives, de celles qui donnent une forme d’assise à l’existence en lui ouvrant un champ précieux d’exploration. Gasquet a fait une telle rencontre en croisant les pas de Cézanne en 1896. Jeune poète, Gasquet a 23 ans. Cézanne 57. Meurtri par les critiques, blessé en amitié, le peintre fait montre d’un caractère ombrageux. Mais l’admiration sincère de ces jeunes yeux lui inspire confiance, faisant ainsi de Gasquet un confident privilégié. Suivra ce livre, hommage à l’homme et à sa démarche créatrice. Observateur minutieux doté d’une plume souple, l’auteur s’attache à montrer combien l’artiste était habité par son œuvre. De l’homme, il évoque la nature à la fois humble et acharnée au travail, son attachement viscéral à la terre provençale. Il s’attarde aussi sur ses humeurs contrastées oscillant entre lassitude et enthousiasme. Oscillation qui rejoint la tension essentielle de l’artiste, révélant l’exigence et le doute du créateur. Ce doute qui ronge et fait parfois vaciller l’être. Ce doute qui fonde l’exigence même. Les mots insistent sur cet œil du peintre ramassant tout sur son passage : la déclinaison des gestes, l’énigme des couleurs et des ombres, la vacillation des choses et des êtres.